Histoire et patrimoine Méléduniens

A quand remonte l'histoire de Le Mung ? ...

... Il est bien difficile de le dire. Toujours est-il que la présence de l'église du XIIème siècle atteste d'une population assez importante à cette époque. Le vestige le plus ancien que l'on ait trouvé est l'imposant sarcophage en pierre qui repose le long du mur de l'église. Certains le datent de l'époque mérovingienne, d'autre du XVème siècle. Nous savons que la paroisse de Le Mung dépendait à cette époque de la seigneurerie de Taillebourg.

En 1692, des écrits la qualifient de pauvre paroisse où le curé est obligé d'entretenir l'église à ses frais. Il devait travailler de ses mains, faute de moyens financier.

Si l'on remonte quelques siècles en arrière, on atteste de l'existence du Mung à travers plusieurs écrits. Par un contrat d'échange datant de 1308, Guillaume Larchevêque, seigneur de Taillebourg, délaisse au prieur de Saint-Savinien le bois de Le Mung, tandis que le prieur délaisse au seigneur de Taillebourg le bois de Saint-Savinien. En 1409, il est fait état de la prévôté de Le Mung, laissant supposer que le seigneur de Taillebourg y avait un intendant s'occupant de ses intérêts. En 1472, le seigneur de Taillebourg passe avec le commandeur de l'hôpital de Le Mung une transaction concernant le passage du bac au lieu-dit "l'Hôpiteau" (commune de Geay aujourd'hui). En 1509, le tribunal de Saint-Jean-d'Angély condamne les pêcheurs de Le Mung à verser au Comte de Taillebourg 25 sols par an et par bâteau pour la permission de tenir bateaux sur la Charente. En 1567, Jean Moirand acquiert la terre et seigneurie de Le Mung qui revient en 1632 à Guillaume de Genesté, conseiller au Parlement de Bordeaux. Vers 1738, Jean-Baptiste de Mac Nemara achète la seigneurie de Le Mung et le domaine de la Roche Courbon. En 1756, il est alors entre autres, baron de Le Mung, lieutenant des armées navales, commandant de la marine à Rochefort. Il meurt cette même année, laissant son domaine à sa fille Julie, mariée à Charles du Turpin. Ils prendront les titres de dame et seigneur de Le Mung. Elle offre, en 1775, la cloche de l'église, qui porte son nom. René Charles de Turpin prend possession de la seigneurie à la mort de sa mère en 1785.

Depuis la Révolution française, 1790 marque l'élection par une assemblée communale du premier maire, André Yonnet, ainsi que la constitution d'une section de la Garde nationale, dont l'effectif compta jusqu'à 74 hommes, nombre alors important pour la commune. En 1791, les terrains seigneuriaux sont distribués, ce qui donne le point de départ du cadastre. René Charles de Turpin, déjà cîté, dépose en 1793 tous ses titres et droits seigneuriaux. Et ayant reçu un certificat de civisme, il passe la période révolutionnaire sans être inquiété. Pendant la période révolutionnaire, l'église servait de lieu de réunion politique pour la population, et de salle de conseil pour le Conseil municipal.

Au début du XIXème siècle, les communes de Le Mung et de Geay, malgré des rapports tendus, se partagent le curé, l'instituteur, le garde champêtre et bien d'autres intérêts communs. En 1832, Le Mung refuse la fusion avec Geay. Dans les années suivantes, le Conseil doit délibérer sur la construction de l'école et sur le recrutement d'un maître. En 1850, une maison est louée et sert d'école jusqu'en 1877, date à laquelle Monsieur Roux, l'instituteur public, prend enfin possession de l'école qui abrite désormais la mairie. C'est en 1839 que l'on parle du tracé de la route qui doit relier Marennes à Saint-Jean-d'Angély. Les travaux commencent en 1843, mais la première pierre du pont de la Planche qui enjambe le canal du Moussard n'est posée qu'en 1856.

En 1977, s'opère le rattachement de la commune de Le Mung au canton de Saint-Savinien, puis en 2014 à la communauté de communes des Vals de Saintonge. Le Mung devient alors la seule commune de l'intercommunalité à se situer sur la rive gauche de la Charente.

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